L’UNESCO a organisé du 4 au 5 avril à Yaoundé, au Cameroun, un atelier de renforcement des capacités destiné aux représentants des syndicats des journalistes d’Afrique centrale, notamment la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et la Fédération Africaine des Journalistes (FAJ). Cette rencontre s’inscrit dans une initiative plus large visant à améliorer la qualité du journalisme et à lutter contre la prolifération de la désinformation et de la mésinformation sur le continent.

Apres la cote d’ivoire et le Rwanda, c’etait au tour du Cameroun de recevoir la fédération africaine des journalistes et la fédération internationale des journalistes pour un renforcement des capacités. La désinformation et la mésinformation constituent des menaces sérieuses pour la démocratie et le développement en Afrique centrale. La propagation de fausses nouvelles, souvent amplifiée par les réseaux sociaux, peut semer la confusion, alimenter les conflits et éroder la confiance dans les institutions. L’atelier organisé par l’UNESCO visait à doter les journalistes des outils et des compétences nécessaires pour identifier, déconstruire et combattre ces phénomènes néfastes.

Au cours de ces deux jours d’échange, des experts en communication, en journalisme et en éthique des médias ont pris la parole pour aborder diverses thématiques. Parmi eux, des séances interactives ont permis aux participants de réfléchir sur des cas concrets de désinformation, d’analyser leurs impacts sur l’opinion publique, et de discuter des stratégies à mettre en place pour contrer ces enjeux.

L’information aujourd’hui, particulièrement en Afrique est « devenue une question de sécurité. Un peuple désinformé est un peuple en danger, dans l’obscurantisme, alors que le rôle du journaliste c’est d’être une lumière, un éveilleur de conscience » comme le dit Jean Claude Coulibaly, membre du comité exécutif de la fédération africaine des journalistes. Les hommes de médias sont interpelés à mener une croisade contre ces problèmes qui gangrènent le milieu de l’information. Bien plus, « Nous essayons de mettre à niveau tous nos membres afin de pouvoir disséquer l’information en respectant les codes étiques et déontologique de notre métier. » a-t-il ajouté. Cet événement à Yaoundé marque une étape importante dans la série d’initiatives lancées par l’UNESCO pour renforcer les capacités des journalistes sur le continent.


À l’issue de ce séminaire, les participants ont exprimé leur détermination à mettre en œuvre les compétences acquises pour combattre la désinformation dans leurs pays respectifs.
