L’État du Cameroun n’envisage pas l’augmentation des prix du carburant et du gaz en 2025, comme l’a laissé croire le ministre Motaze au sortir de l’assemblée Nationale .
Le projet de Loi de finances 2025 est encore en examen au parlement Camerounais, à l’occasion de sa troisième session ordinaire. Les enveloppes allouées à chaque institutions sont communiquées progressivement à la presse après le passage des différents chefs de départements ministériels devant la représentation nationale. Dans ce projet de Loi de finances qui trace et présente les priorités de l’État pour la future année, il est clairement mentionné que la subvention allouée aux hydrocarbures subira une baisse de 94,2%. Cette donnée à laissé croire que comme celà a été le cas en 2023 et en 2022, les prix du carburant à la pompe subiront une nouvelle augmentation. Il n’en est rien, selon le ministre des Finances Louis Paul Motaze :<< la subvention baisse parce que les prix sur le marché ont baissé. Quand les prix à l’international baissent, et viennent rejoindre ce que nous appliquons à la pompe ici, à ce moment on [l’Etat, ndlr]n’a plus besoin de soutenir. Ça ne signifie pas que les prix vont augmenter à la pompe>>, a-t-il expliqué à la presse ce vendredi au cours d’une brève interview au sortir du parlement. Cette clarification vient rassurer les agents économiques qui craignaient depuis le dépôt de la loi de finances de 2025, une troisième augmentation consécutive des prix à la pompe.En 2022, la subvention de l’État du Cameroun sur les produits pétroliers était estimée à plus de 1000 milliards de FCFA selon les données communiquées par le chef de l’État Paul Biya dans son adresse à la nation le 31 décembre 2023. Ainsi cette année là, le gouvernement a procédé à une réduction annuelle de la subvention chiffrée à 360 milliards. Cette baisse de la subvention a engendré la première hausse des prix à la pompe. En 2023, pour le compte de l’année 2024, le gouvernement a une deuxième fois procédé à la baisse de la subvention, cette fois la chiffres font état d’une baisse évaluée à 250 milliards. La conséquence directe a été une ‘augmentation de 15% sur les prix du super et du gazoil. Il en est ainsi depuis le 3 février 2024. Mais dans ses propos, le Ministre des Finances rassure que cette troisième baisse de la subvention n’entraînera pas la hausse des prix du carburant.
