BANGUI, lundi 19 janvier 2026 ,Le suspense a officiellement pris fin ce midi au siège de la Cour constitutionnelle.
Dans une brève audience solennelle, la haute juridiction a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, confirmant la victoire de Faustin-Archange Touadéra dès le premier tour.
Selon le résultat final, le président sortant l’emporte avec plus de 77,90% des suffrages exprimés. Ce score sans appel, surnommé le «coup KO Gbingbi« » par ses partisans du Mouvement Cœurs Unis (MCU), lui ouvre les portes d’un troisième mandat, rendu possible par la réforme constitutionnelle contestée de 2023. Le score ainsi confirmé est identique aux tendances provisoires de l’ANE.
Cette victoire entérine le premier mandat de la « Septième République« , rendu possible par la nouvelle Constitution de 2023.
Le taux de participation définitif a été arrêté à 52,42 %, reflétant un scrutin qui s’est tenu dans un calme relatif malgré les appels au boycott de certains secteurs de l’opposition.
Un climat de « main tendue »
Dès l’annonce, le « professeur » Touadéra a réitéré son appel à l’unité nationale, promettant de poursuivre sa politique de dialogue. De son côté, l’opposition, emmenée par Anicet-Georges Dologuélé, continue de contester la régularité du processus, bien que la Cour ait rejeté l’essentiel des recours pour « manque de preuves matérielles ».
Pour Faustin-Archange Touadéra, le plus dur commence. Ce nouveau mandat sera placé sous le signe de deux priorités absolues :La souveraineté sécuritaire, Avec la promesse de doubler les effectifs des forces armées et Le développement économique, axé sur l’emploi des jeunes et l’investissement social.
Avec cette confirmation judiciaire, le chemin est désormais balisé pour la cérémonie d’investiture, prévue le 30 mars prochain.
