Dans le cadre de l’édition 2025 de la célébration des 16 jours d’activisme pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, la salle de conférence de l’ONU Femmes a abrité ce mardi 9 décembre 2025 à Yaoundé un live interactif avec l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ).

Au centre des échanges, il était question de mettre en lumière les violences numériques et les différentes sanctions prévues par la loi pour condamner les bourreaux. De ce fait, la magistrate Yvonne Léopoldine Akoa, présidente de l’ACAFEJ, a mené les échanges. Elle a énuméré les différents types de cyberviolence, notamment le piratage des comptes sur les réseaux sociaux, le cyberchantage, la cyberpornographie, le détournement de voix et de visage, pour ne citer que cela. Des actes qui, rappelons-le, ont des conséquences sur les victimes, telles que l’atteinte à l’honneur, le revenge porn et des traumatismes psychologiques.

Durant les échanges, il était également question de rappeler à ces jeunes femmes et filles que la loi camerounaise les protège, notamment la loi de 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité, ou encore celle de 2024 sur les données personnelles. La présidence de l’ACAFEJ a terminé son propos en listant des institutions telles que le ministère de la Promotion de la femme et de la famille, qui a plusieurs centres d’accueil à son actif, pour accueillir les différentes victimes. Des institutions telles que l’ANTIC et le ministère des Postes et Télécommunications ont également été citées sur le plan institutionnel pour le travail qu’elles abattent contre la cyberviolence.

Le programme s’est achevé avec le mot de clôture de Madame la Représentante résidente de l’ONU Femmes, Marie Pierre Raky Chaupin, qui, à la veille de la cérémonie de clôture de ces 16 jours d’activisme qui ont débuté le 25 novembre dernier, a remercié les différents participants.
