Les éléments du détachement chasse de l’armée française en service à Ndjamena, ont commencé à quitter le territoire tchadien le 10 décembre.

L’annonce a été faite par l’état-major des armées français par voie de communiqué presse. Le pays d’Emmanuel Macron prend acte de la rupture de l’accord de coopération militaire bilatérale annoncée par le ministre des affaires étrangères du Tchad, le 28 Novembre. <Les armées françaises retirent leur capacité chasse>, souligne le communiqué, en précisant ensuite que la présence de <ces avions répondait à un besoin d’appui exprimé par le partenaire>. Ces accords de coopération en matière de défense et de sécurité, ont été signés entre les deux pays en 1976 et renouvelés en 2019. Elle a été marqué durant toute ces années par des opérations de terrain spécifiques telles que Manta, épervier serval et bien d’autres… Selon des sources tchadiennes et françaises concordantes, de nombreux précédents seraient à l’origine de cette rupture. Certaines sources médiatiques évoquent le refus de la France d’apporter à l’armée Tchadienne des soutiens matériels sollicités.
D’autres renseignent que lors de sa visites au Tchad des semaines plus tôt, le ministre français des affaires étrangères auraient demandé au Tchad de ne pas se mêler des tensions en cours dans son voisinage, notamment le Sahel. L’État Tchadien aurait perçu celà comme une ingérence dans sa politique étrangère. Mais pour lever tout équivoque, à l’occasion de la célébration des 54 ans d’indépendance de l’État du Tchad, le Président de la République Mahamat Idriss Deby Itno a indiqué que cette force militaire française ne répond plus aux exigences géopolitiques et stratégiques actuelles. Il a par ailleurs martelé que la fin de cet accord ne marque pas la rupture des relations avec France mais simplement la fin d’un segment de leurs coopération
