Le Réseau Africain des Forêts Modèles (RAFM) et les acteurs majeurs de la conservation se sont réunis à Mbalmayo, du 24 au 26 février 2026 pour évaluer vingt ans d’expertise camerounaise .
Le concept de « Forêt Modèle » n’est plus une simple théorie au Cameroun ; c’est un laboratoire à ciel ouvert qui s’étend désormais à toute l’Afrique. C’est le message fort porté par l’honorable Ndo Angeline lors de la Semaine Africaine des Forêts Modèles à Mbalmayo au Cameroun. Ce rassemblement stratégique marque un tournant pour la gestion inclusive des ressources naturelles sur le continent.
Établi au Cameroun depuis deux décennies, le Réseau Africain des Forêts Modèles s’appuie sur deux piliers nationaux : la forêt de Campo-Ma’an (CAMAMF) au Sud et celle du Nja et Mpomo (FOMOD) à l’Est.

Mais l’ambition dépasse les frontières camerounaises, « La forêt modèle se développe à partir du Cameroun et s’étend au reste de l’Afrique », a rappelé Hon Ndo Angeline, PCA du RAFM.
Inspiré du modele camerounais, Aujourd’hui, des pays comme la République Démocratique du Congo (RDC), la Centrafrique (RCA), le Congo-Brazzaville et le Sénégal emboîtent le pas, avec des structures en cours de création ou déjà actives, tandis que de nouvelles nations manifestent leur intérêt pour rejoindre ce réseau d’excellence.
Une gestion inclusive : « Personne ne doit être laissé de côté »

Le succès du modèle repose sur un principe fondamental : l’inclusivité. Contrairement aux méthodes de conservation classiques, la Forêt Modèle place tous les usagers au même niveau de responsabilité :Le Gouvernement, garant de la propriété forestière, le secteur privé, via les entreprises forestières et les acteurs locaux, incluant les femmes rurales, les agriculteurs, les apiculteurs et les chasseurs.
L’enjeu est de concilier les impératifs sociaux, économiques et environnementaux pour garantir que les générations futures héritent d’un patrimoine productif et préservé.
Mbalmayo : Le choix de l’expertise technique


Le choix de la ville de Mbalmayo pour cet événement ne doit rien au hasard. Il souligne la collaboration étroite avec l‘École Nationale des Eaux et Forêts (ENEF). Un volet crucial de cette semaine est en effet dédié à la formation sur la restauration des paysages endommagés, un défi majeur à l’heure du changement climatique. Le réseau bénéficie pour cela d’un appui international de poids, notamment du Réseau International des Forêts Modèles (basé au Canada), de l’UICN, du RIFEAC, ainsi que des universités québécoises Laval et UQAT.
