À l’approche du scrutin prévu pour le 28 décembre prochain, la Conseil constitutionnel de la République centrafricaine a officiellement validé sept candidatures. Entre continuité et ambitions de rupture, tour d’horizon des visages qui marqueront cette élection.
Le favori : Faustin-Archange Touadéra
Sans surprise, le président sortant Faustin-Archange Touadéra, porté par le Mouvement Cœurs Unis (MCU), brigue un troisième mandat. Fort d’une révision constitutionnelle adoptée par référendum en 2023 qui a fait sauter le verrou de la limitation des mandats, il se présente comme le garant de la stabilité et de la souveraineté nationale, soutenu par ses partenaires sécuritaires internationaux.
Les poids lourds de l’opposition
Face à lui, deux anciens chefs de gouvernement font figure de principaux challengers :

Anicet-Georges Dologuélé: Leader de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), il est l’opposant historique. Arrivé deuxième lors des précédents scrutins, il mise sur son expérience économique et sa base électorale solide pour créer l’alternance.

Henri-Marie Dondra : Ancien Premier ministre passé dans l’opposition, il porte les couleurs de son parti, l’UNIR. Il se positionne comme un réformateur capable de redresser les finances publiques et de restaurer le dialogue social.
Les forces émergentes et indépendants
Quatre autres candidats complètent cette liste, apportant des visions diverses pour l’avenir du pays :

Eddy Symphorien Kparekouti : Un acteur politique qui cherche à mobiliser autour des thématiques de la jeunesse et de l’emploi.

Serge Ghislain Djorie : Ancien ministre de la Communication, il tente de se frayer un chemin en dehors des blocs traditionnels.

Marcelin Yalemendé: pasteur évangélique, il a fait des messages de réconciliation, de paix et de renouveau spirituel de la Centrafrique ses chevaux de batailles pour relever le pays spirituellement et sur le plan économique.

Aristide Briand Reboas : Leader du Parti Chrétien Démocrate (PCD), il prône une vision ancrée dans les valeurs sociales et éthiques.
Un scrutin sous haute surveillance
Bien que la campagne se déroule dans un calme relatif à Bangui, l’enjeu sécuritaire reste au cœur des préoccupations. L’opposition a exprimé des réserves sur l’inclusivité du processus, tandis que les autorités assurent que toutes les dispositions sont prises pour un vote pacifique sur l’ensemble du territoire.
