A la suite des déclarations de certains évêques de l’église catholique Romaine et des débats organisés dans les médias au sujet des élections présidentielles de cette année, le ministre de la communication René Emmanuel Sadi, porte parole du gouvernement s’insurge contre «les interprétations spécieuses et abusives» des propos du Président.
Dans son discours du 31 décembre prononcé à l’attention de la nation toute entière, le Président Paul Biya a affirmé sa joie et son engagement à continuer de servir le Cameroun au regard des multiples appels à candidatures formulés dans certaines localités du pays. «Ma détermination à vous servir reste intacte», a-t-il dit. Ce bout de phrase a retenti des jours durant au Cameroun, faisant l’objet d’analyses et de Décryptages de toutes sortes. Le résultat de ces réflexions, bien des fois en direct sur les médias sont que le président de la République du Cameroun est prêt à briguer un nouveau mandat. Dans le communiqué de deux pages rendu public, le porte parole du gouvernement a insisté sur la latitude dont dispose le chef de l’État de rassurer ses concitoyens quant-à sa détermination à assumer pleinement son mandat de 7 ans en cours, jusqu’à son terme «avec la même ardeur et le même dévouement». Avant cette sortie du ministre de la communication, certains évêques de l’église catholique se sont illustrés à la veille de la saint Sylvestre, par des discours en faveur de l’alternance au Cameroun. Leurs prises de positions ont suscités elles aussi de débats sur la légitimité de l’attelage entre la religion et le politique. Certaines voix ont ouvertement renvoyés les prélats au temple. Dans sa sortie, René Emmanuel Sadi s’insurge contre la violence verbale observée ça et là contre les évêques, en rappelant le caractère Laïc de l’État du Cameroun. «Il n’existe aucun conflit entre le gouvernement et les confessions religieuses, en l’occurrence l’église catholique», a-t-il souligné avant d’ajouter que les propos tenus par les autorités religieuses n’engagent qu’elles et ne sauraient influer » sur le libre choix des Camerounais, qui sauront le moment venu, se déterminer en toute souveraineté et en toute responsabilité».
