Seuls 2409 personnels medico-sanitaire sur plus de 12 000 candidats sont admissibles à l’examen national d’aptitude à l’inscription au tableau de l’Ordre, organisé le 16 Octobre 2024.
L’association nationale des institutions privées de l’enseignement supérieur (Anipes) contestent ces résultats et dénoncent une volonté de discréditer les Instituts privés de l’enseignement supérieur. Le taux d’échec est de 80,26%. Les candidats à cet examen sont des titulaires de BTS/HND, Lincence/Bachelor , Master 1 et 2. Certains sont des enseignants au sein des écoles agréées par le Ministère de la Santé publique, d’autres sont des professionnels assermentés, et leur échec demeure incompréhensible aux yeux de L’Anipes. L’association pointe du doigt la volonté de l’État, de saper la réputation des ces établissements privés, principaux acteurs dans la formation des personnels de santé dans le pays. «Comment comprendre que la Région du Sud-Ouest jouissant d’une excellente réputation dans le domaine de la formation medico-sanitaire se retrouve avec seulement 177 admissibles sur 1499 candidats? », se demande le secrétaire national exécutif de l’Anipes dans un communiqué de presse rendu public à la suite de la proclamation des admissibilités.
Au rang des curiosités de ces résultats, l’association relève la volonté de l’État de ne pas satisfaite la demande en personnel de santé sur le terrain, car selon des chiffres publiés des mois plus tôt par le ministère de la santé publique, le Cameroun a besoin pour ses formations sanitaires, de plus de 63 000 personnels medico-sanitaire. Une formation douteuse
Au mois de juillet et Août de l’ année 2024, des tractations ont eu lieu entre le ministère de l’enseignement supérieur, le ministère de la santé et les responsables des établissements privés, impliqués dans la formation des personnels medico-sanitaire. La formation a été suspendue provisoirement dans ces écoles après la découverte d’une surenchère, mais surtout de l’inadéquation entre la formation et les besoins. La qualité du personnel formé a plusieurs fois été remises en question, par le ministre de la santé publique, Dr Manaouda Malachie, qui reprenait au cours de ses conférences de presse, les plaintes et les frasques enregistrées au sein des structures sanitaires. Une conclusion générale a été tirée au moment des échanges, le personnel de santé issu des formations privées ne sont pas à la hauteur des exigences. La conséquence de ce constat a été l’institution de l’examen d’admissibilité à l’ordre qui a été présenté comme une sélection objective. Aujourd’hui les résultats des admissibilités renforcent l’argument de «la mauvaise formation», mais l’Anipes demande la suspension de cet examen dont la phase pratique s’est déroulée les 27 et 28 décembre.
