L’homme politique de 73 ans remplace Michel Barnier à Matignon, après une décision du Président français, rendue publique en après-midi du vendredi 13 décembre.
Après plus d’une semaine rythmée de moult tractations avec les grandes familles politique françaises, la décision est tombée bien au-delà des délais donnés par le patron de l’Elysée. François Bayrou est le sixième chef du gouvernement sous l’ère Emmanuel Macron. Ce n’est pas un visage Inconnu de l’échiquier politique français. Le centriste François Bayrou a la lourde responsabilité de proposer un budget au parlement français pour l’année 2025, après la chute du gouvernement de Michel Barnier son prédécesseur.
François Bayrou est une personnalité politique très active en France. Il a été ministre de la justice garde des sceaux en 2017 dans le gouvernement d’Édouard Philippe. Davantage , il a été trois fois Candidat à l’élection présidentielle française (2002,2007 et 2012). Cette nomination au poste de Premier ministre est donc le couronnement de 30 années de persévérance, et d’un parcours politique marqué très souvent par des liaisons, que certains Français perçoivent comme des <retournements de vestes>. François Bayrou a été ministre de l’éducation nationale durant 4 ans sous la présidence de François Mitterrand. Cette nomination est loin d’avoir pour objectif, de récompenser le parcours politique de l’homme politique. Il entre à Matignon dans un contexte politique difficile en France, avec pour seul mission de maintenir la cohésion, et avec pour défi majeur de faire plus de temps que son prédécesseur Michel Barnier, le premier ministre français à avoir passé le moins de temps à Matignon dans l’histoire de la 5e République ( 90 jours, ndlr). Est-il l’homme de la situation ? Difficile de dire avec exactitude, mais le choix d’Emmanuel Macron pourrait amener à répondre par l’affirmative.
Le nouveau locataire de Matignon a la lourde responsabilité de dénouer la crise politique française, instaurée par la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation des élections législatives anticipées. Le premier théâtre sur lequel le nouveau premier ministre est attendu est la proposition du budget de 2025. Dès lundi il sera à l’assemblée nationale devant les députés. <Je n’ignore rien de l’Himalaya qui se dresse devant nous, de difficultés de toutes natures>, a-t-il affirmé
