Les députés ont décidé dans leur majorité (204 pour et 85 contre) de voter en faveur de la motion de censure du Président Sud-coréen pour l’instauration de la loi martiale le 3 décembre.
C’est la joie dans les rues de la capitale Séoul depuis la matinée de ce samedi 14 décembre. Après une première tentative il y a quelques jours, les députés de l’opposition ont réussi à destituer le chef de l’État avec le soutien de certains élus de son bord politique. Ils s’insurgent tous contre la loi martiale instaurée par le président Yoon Suk-yeol dans la nuit du 3 au 30 décembre. Les éléments de l’armée ont essayé ce jour-là, d’assieger l’assemblé nationale, dans le but d’empêcher la tenue de la session parlementaire. Cette décision a été à l’origine d’une grande colère dans tout le pays. Par milliers, les sud-coréen ont réclamé le départ du chef de l’État. Le Premier ministre sud-coréen Han Duck-soo assure depuis quelques heures l’intérim à la tête du pays. La procédure de destitution suivra son cours et tout n’est pas plié. La cours constitutionnelle dispose de 180 jours pour valider ou invalider cette destitution prononcée au parlement. Si la déchéance du Président Yoon Suk-yeol est validée, le Premier ministre qui assure déjà là vacance du pouvoir a deux mois pour organiser une élection présidentielle. Si la Cours constitutionnelle approuve la destitution de Yoon Suk-yeol, il sera le deuxième Président de l’histoire de la Corée du Sud a être destitué, après Park Geun-hye en 2017. Mais si cette destitution n’est pas actée, il sera aussi le deuxième Président de l’histoire dont la destitution n’a pas été validée par la cours suprême. Le premier cas est celui de Roh Moo-hyun en 2004. La Cours Constitutionnelle sud-coréenne n’est pas au complet. Elle compte 6 juges sur 9. Mais l’effectif est suffisant pour prononcer une décision.
