En prélude aux activités de la 19e édition des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, le Réseau des Médias Africains pour la promotion de la Santé et de l’environnement (REMAPSEN), dans ses « Rendez-vous du REMAPSEN » a organisé le mercredi 26 novembre une formation essentielle à l’endroit de ses membres.

Accueillie par le bureau d’ONU Femmes à Yaoundé, cette session a visé à renforcer les capacités des professionnels des médias dans la couverture et la lutte contre les violences numériques ciblant spécifiquement les femmes et les filles. La cyberviolence, qui prend des formes insidieuses comme le harcèlement en ligne, la diffusion non consensuelle d’images ou le doxing, représente une menace croissante pour les droits et la participation des femmes dans l’espace public numérique. Face à ce constat alarmant, ONU Femmes et REMAPSEN ont uni leurs forces pour transformer les journalistes en sentinelles numériques.
Pendant la journée, les participants ont été formés à l’identification des différentes manifestations de la violence en ligne, à la compréhension de leurs impacts psychologiques et sociaux, ainsi qu’aux cadres légaux nationaux et internationaux existants. L’accent a été mis sur les pratiques journalistiques éthiques : comment enquêter sur ces cas sans victimiser davantage les survivantes, comment assurer leur sécurité, et comment utiliser la puissance des médias pour la prévention et la sensibilisation.
Un porte-parole d’ONU Femmes a souligné l’importance de l’engagement des médias : « Les journalistes sont les amplificateurs de la vérité et les agents du changement. En les dotant des outils nécessaires pour déconstruire les stéréotypes et rapporter avec précision les faits de cyberviolence, nous assurons que notre campagne des 16 jours aura un écho plus fort et plus ciblé. »
Cette initiative est considérée comme une étape cruciale pour garantir que l’avancée technologique ne se traduise pas par un recul des droits pour les femmes. Les journalistes du REMAPSEN, désormais mieux outillés, s’engagent à intégrer cette perspective sensible au genre dans leurs articles , contribuant ainsi à l’objectif commun d’un espace numérique sécurisé et inclusif. La formation a clôturé la phase préparatoire, avec un appel solennel aux médias pour qu’ils soient au cœur de la mobilisation publique durant les 16 jours d’activisme.
